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Jean Raspail : Le journal d’Anne-France est un chef-d’oeuvre.

« Ce livre est le plus grand bonheur de lecture que j’ai eu depuis longtemps. Des larmes ont souvent coulé, notamment ces extraordinaires passages de la fin où le fils interroge sa mère : sublime. Je n’ai plus la force de vous en faire ici un commentaire dont les mots m’ont échappé, l’intelligence admirable du récit, sa profondeur, la beauté des sentiments, les questions majeurs qui se posent. Je lis mais avec mes lèvres, témoins silencieux devant (j’ose le mot) ce chef d’oeuvre. Dieu a dû vous injecter des doses d’inspiration. Il m’a fait le coup autrefois. J’ai prêté votre livre à un ami, qui l’a prêté à un autre, et le livre ne m’est pas encore revenu, mais mon téléphone sonne souvent ; l’admiration et la sidération sont générales. »

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Extrait

Pour rejoindre Charles, mon petit amour et mes grands amours, Jules, Antoine et Marisette, je vais tout bêtement arrêter progressivement de m’alimenter et je vais m’épuiser à écrire.

À partir de maintenant, je ne ferai plus que cela.

Projeter sur cet écran qui m’aveugle tout ce qui me passe par la tête. Cet écran, qui par je ne sais quel tour de magie noire, quand j’écris, me donne l’impression d’être moins seule, comme si un ersatz de présence me tenait compagnie. D’ailleurs, je constate stupéfaite que plus j’avance dans mon récit, plus cette présence s’intensifie et prend forme humaine.

Diablerie.

Écrire et corriger, corriger et écrire… pour que mon âme ne se laisse pas aspirer dans le siphon de la démence. Écrire et corriger, corriger et écrire… pour que saine d’esprit, je puisse bien voir la grande faucheuse en face.

La dévisager sans gêne.

Et lui sourire.

Les comédiens rêvent de mourir sur scène d’où le mythe de la fin héroïque de Molière, leur saint patron. Comme si mourir sur les planches était une preuve évidente de talent et démontrait avec éclat l’emprise d’un grand destin. En revanche, jamais à ma connaissance un écrivain n’a rêvé de mourir sur son bureau, la tête gisante sur sa feuille blanche ou sur le clavier de sa machine à écrire.

C’est étrange.

Moi qui ne suis pas écrivain, c’est la mort que j’ai choisie.

Écrire jusqu’à en mourir.

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Le journal d’Anne-France

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