Drôles de funérailles

Le Farfelu, avec le kilt au vent et l’agilité d’un macaque, se contorsionnait entre les caveaux et les tombes pour trouver le meilleur angle possible pour ses photos. Manifestement, le Baron ne portait pas de slip. Avec un professionnalisme étonnant, il s’accroupissait, se relevait, se penchait à droite, puis à gauche, et bousculait les gens comme s’ils n’étaient que de simples badauds qui gênaient son travail de grand reporter. L’immobilité de l’objet photographié, c’est-à-dire le cercueil, contrastait avec les gesticulations avinées du photographe fou. L’Original frétillait comme un jeune puceau chinois quand il passe sous la jupe de la tour Eiffel ou devant le décolleté de la Joconde. C’était très drôle. Alors que l’homme d’église faisait signe aux croquemorts pour qu’ils introduisent Colette dans son terrier, Michel accourut pour les arrêter net. Il voulait que le curé prenne la pose. Avec le cercueil. Il voulait des gros plans. Le gourmand. L’avide. Le fumier.

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