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Bisous Noirs est un recueil de 56 poèmes. Il est le second volet de l’œuvre poétique de Romain Guérin, achevée à l’âge de 28 ans. Cette fois-ci, il est question de femmes, de débauche et d’amour.

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Extraits

Murène de mon coeur

Une fille sortie tout droit des doigts de Dieu,
Là, derrière mes yeux, au monde se mélange,
Elle semble n’avoir ni nom, ni feu ni lieu,
Elle toise les fées, elle tutoie les anges.

Elle m’aime, bien sûr, d’un amour immortel,
Je repose parfois, ma vie contre la sienne,
J’échange mes vieux draps contre son corps pastel,
Durant mes nuits d’ennui aux dents blanches de hyène.

Je la visite comme on va au cimetière
Dans l’espoir que les lueurs des larmes de chagrin,
Changent le marbre mort en Pierre de Lumière.

Une inconnue, parfois, dans la rue, dans un train,
Lui ressemble un instant, alors mon cœur s’emballe,
Pris de spasme antique et de frénésie tribale.

 

Calvaire de je

La balançoire dans mon cœur
Où fut sise un jour ma Louise,
Oscille encore au vent moqueur,
Sur un portique qui se brise.

Triste comme un vieux toboggan,
Sur lequel seule la pluie glisse…
De la jupe et du catogan,
Je me rappelle les délices.

Les grincements du tourniquet,
Se mêlent aux frissons du sable
Imitant ses cris paniqués,
Devant son corps indéfendable.

La balançoire dans mon cœur,
Où fut sise un jour ma Louise,
Oscille encore au vent moqueur,
Comme une éternelle reprise.

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  1. Rudolph LEROUX (client confirmé)

    Superbe recueil de poèmes, complément indispensable à « la chorale des cadavres ».

    Sincères, profonds…. Vous pensiez ce genre littéraire oublié….. que nenni !!!

    Bisous NoirsBisous Noirs

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  2. Lucien P. (client confirmé)

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  3. isabelle (client confirmé)

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  4. Ludovic g. (client confirmé)

    Du Guérin comme on aime. Noir et ecriture acerbe.

    Bisous NoirsBisous Noirs

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  5. Louise (client confirmé)

    Bisous Noirs est un recueil de poèmes écrits par Romain Guérin – celui-là même qui a décroché récemment deux prix de poésies.

    Bisous Noirs retrace le cheminement d’un écorché vif ; ses aveuglements, ses déconvenues, ses amours déçues et sa résilience. Le lecteur est invité au voyage sur les sentiers d’un monde abstrus, chaotique et impitoyable. (« J’ai la peau qui pèle… sous le scalpel du vent. »), un monde qui mêle sensualité et sordide, douceur et affres, chagrin et cynisme. La forme de cette œuvre est éminemment remarquable par la maîtrise de l’Alexandrin, des rimes riches, du Sonnet et surtout par une imprégnation sans conteste du style Baudelairien. D’ailleurs, comme le fit Baudelaire dans Les fleurs du mal, l’organisation du recueil semble peu ou prou avoir une chronologie.

    Tout comme chez Baudelaire, la principale muse de Guérin est la femme qui, sous sa plume, se métamorphose en une cruelle et vile succube (âme de pierre enrobée de miel) –
    En effet, pour Baudelaire :
    « l »amour n’est (…) qu’un matelas d’aiguilles fait pour donner à boire à ces cruelles filles. »
    Et pour Guérin :
    (la femme) « est une sirène sur un dais d’ossement et de chairs » et elle « rend la viande éprise de ses crocs » .

    À moins qu’il n’utilise la femme comme personnification de la souffrance et de l’auto destruction.

    Car, fidèlement à Baudelaire, le poète témoigne une fascination pour la souffrance morale. La présence de cette souffrance profonde – qui ennoblit selon Nietzsche-, et que Guérin dépeint comme une espèce de bête hyperfagique qui dévore tout sur son passage, est très perceptible.
    -Dans Intestine alchimie : « mon âme aspire mon sang pour mieux ronger mes os, avec les mille dents (…) qui bave des crachats salés par mes sanglots, (…) babines crochues, (…) fée cannibale… ».
    -Dans La nature contre moi, même la nature, le temps, l’existence, source de souffrances extrêmes, est une femme impitoyable : « cette garce nous dédaigne (…) qu’on gémisse (…) elle va sans raison… ».
    On peut dire que la souffrance est créatrice !

    J’ai remarqué qu’un vers de « Intestine Alchimie » : « Quand mon âme se change en bouche dégoutante » a la même saveur jubilatoire que le vers Baudelairien : « Quand la terre est changée en un cachot humide. »
    Le poème Descendons du monde m’évoque celui de L’invitation au voyage bien que le style soit complètement différent.
    Le Spleen de Guérin est comme la continuité parfaite du poème d’un des Spleen du Maître.

    L’œuvre s’achève sur le chapitre « Gauloiseries » qui résonne comme la guitare du poète pipe-à-la-bouche et moustachu dont la verve sait se faire graveleuse. Chapitre dans lequel il place quelques prouesses poético-comiques qui valent bien en humour Le sonnet du trou du cul, de Rimbaud et Verlaine, notamment avec son hilarante Capote en glaise et son Internennette, diatribe amusante sur la technologie et son influence sur les relations amoureuses. Romain Guérin, débonnaire donc, laisse son lecteur apaisé malgré les émois et les tumultes qu’il lui a infligés tout au long du voyage.

    Bisous NoirsBisous Noirs

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    Image #1 à partir de Louise
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